Jane Eyre, un esprit libre
Q uelle jeune fille n’a pas été remuée à la lecture de l’inoubliable roman de Charlotte Brontë, Jane Eyre ? Il faut dire que l’héroïne du roman, paru en 1847 à Londres, frappe par sa dignité et son indépendance d’esprit. Jane a eu une enfance difficile, marquée par les mauvais traitements et les humiliations. Pauvre et disgracieuse, elle finit par trouver un poste de gouvernante auprès de la fillette d’un homme étrange et distant : Mr. Rochester. Elle tombe rapidement amoureuse du maître de la maison, pourtant peu attirant, sans jamais se laisser aller à montrer ses sentiments. « Comme il est vrai que la beauté réside dans le regard de qui la contemple ! » Elle se rend peu à peu compte que cet amour est réciproque... et passionné. Malheureusement, après des espoirs de mariage déçus, elle préfère fuir plutôt que cohabiter avec cet homme qui ne peut pas devenir son époux. « Je puis vivre seule, si le respect de moi-même et les circonstances m’y obligent ; je ne veux pas vendre mon ...