Portraits de saintes

Les saintes sont souvent représentées avec des attributs qui permettent de les reconnaître, comme dans cette peinture du Couronnement de la Vierge peint par Fra Angelico, conservé au musée du Louvre.


Le principal attribut de la sainteté est bien sûr l'auréole dorée, portée par toutes les saintes ! Remarquez la diversité de couleurs de leurs vêtements, et de leurs coiffures. Les saintes sont des femmes très différentes, ayant vécu à des époques variées ; leur point commun est l'amour de Dieu. Elles ont le privilège d'assister au couronnement de la première d'entre elles, la Sainte Vierge, celle qui a enfanté le Sauveur du monde. La beauté de leur visage rayonnant reflète la bonté de leur âme, car elles ont été reconnues pour leur exemplarité. Voici certaines d'entres elles que l'on peut facilement identifier :

Sainte Marie-Madeleine est au premier rang. Elle est citée dans l'Evangile comme la femme aux sept démons, libérée par le Christ qu'elle a ensuite suivi lors de sa prédication. Les cheveux détachés rappellent l'épisode où elle essuie avec ses cheveux les pieds du Christ après les avoir parfumés. Elle porte dans sa main gauche (coupée sur cette image) le vase d'onguents qu'elle avait utilisé pour embaumer le corps du Christ après sa mort. 

Sainte Agnès porte un agneau, en référence à son nom mais également symbole de pureté, car Agnès est morte martyre très jeune à Rome au IIIe siècle en préservant sa virginité malgré les épreuves qu'on lui fit subir.

Sainte Catherine d'Alexandrie porte une roue, instrument de son terrible martyre qui eut lieu en Egypte au IVe siècle. Savante, elle sut contrer les arguments des philosophes païens, ce qui provoqua la fureur des autorités.

Sainte Ursule de Cologne porte une flèche, également instrument de son martyre. On dit qu'elle était une princesse de Cornouailles qui se fit enlever par les Huns dont le chef voulut en faire sa femme. Devant son refus, il la fit massacrer par des flèches ainsi que toutes ses suivantes, ce qui donna lieu à la légende des "Onze mille vierges".

La femme en bleu au premier plan, à la délicate coiffure médiévale, reste mystérieuse, ainsi que celle au voile étoilé. Les spécialistes émettent diverses hypothèses, mais en l'absence des objets caractéristiques habituels, on ne sait pas vraiment de qui il s'agit. Je le vois comme une invitation pour nous, spectateurs, qui regardons ce tableau, à nous identifier à l'une de ces femmes anonymes qui ont la grâce d'assister à la gloire de la Vierge Marie : avez-vous déjà songé à la sainteté ?

Quand vous verrez une statue ou un tableau de saint, amusez-vous à l'identifier !

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