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Affichage des articles du avril, 2026

La force d'être heureux

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  « E coutez ! Je sais que parler ne signifie rien ; mieux vaut prêcher d’exemple et se mettre simplement à l’œuvre… J’ai déjà commencé… et… et est-ce réellement on peut être malheureux ? Oh ! Qu’importent mon affliction et mon malheur si je me sens la force d’être heureux ?  Je ne comprends pas, sachez-le, qu’on puisse passer à côté d’un arbre sans éprouver à sa vue un sentiment de bonheur, ou parler à un homme sans être heureux de l’aimer… Oh ! Les paroles me manquent pour exprimer cela… mais combien de belles choses nous voyons à chaque pas, dont l’homme le plus dégradé ressent lui-même la beauté ? Regardez l’enfant, regardez l’aurore du Créateur, regardez l’herbe qui pousse, regardez les yeux qui vous contemplent et qui vous aiment… » Dostoïevski,  L’idiot  (Quatrième partie, ch. VII)

La comtesse de Ségur, grand-mère modèle

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Les rayonnages de la Bibliothèque Rose regorgent de romans de la comtesse de Ségur, dont certains sont connus de tous comme Les malheurs de Sophie . Sous leur allure enfantine, la morale est très saine et les histoires remarquablement racontées : à mettre dans toutes les petites mains ! S ophie Rostopchine est née en Russie en 1799. Elle est issue d’une famille noble, et reçoit une excellente éducation. Son père, le comte Fiodor Rostopchine est maire de Moscou et possède le domaine de Voronovo, une vaste propriété où travaillent 4000 serfs. Sophie est une petite fille turbulente, corrigée sévèrement par sa mère qui lui inflige de dures punitions : privation de nourriture, enfermement, humiliations, coups. Cela la marque durablement et cette thématique reviendra souvent dans ses romans, comme Les malheurs de Sophie  qui s'inspire directement de sa propre expérience.  A treize ans , elle se convertit de l’orthodoxie au catholicisme contre l’avis de son père. Celui-ci est disgra...