Gentil coquelicot mesdames
La fleur de coquelicot, à la fois fragile et envahissante, intéresse poètes et peintres. Au Royaume-Uni, le « poppy » est même le symbole du Souvenir : première fleur à repousser sur les champs de bataille, sa couleur rouge est celle du sang versé. Tous les personnages publics, la famille royale en tête, l’arborent à la boutonnière lors des cérémonies commémoratives.
A l’inverse du
camélia déconcertant,
le coquelicot dresse dans les champs
sa fleur sauvage et frêle,
résistante et singulière,
que personne n’a plantée,
dont la flamme parcourt les champs
comme un message.
Proust, Jean Santeuil
Savez-vous que le
coquelicot est de la famille du pavot ? Très commun en Europe, originaire du pourtour méditerranéen, il s’est
raréfié à cause de l’usage massif de désherbants, mais on voit réapparaître ses
grandes fleurs rouge vif dans les bas-côtés, pour notre plus grand
plaisir !
C’est d’ailleurs la proximité de couleur avec la crête du coq qui est à l’origine de son nom si amusant : en effet, on retrouve la mention du coquelicoq dès 1545 en France.
Le plus célèbre des tableaux représentant ces fleurs est certainement Les coquelicots de Monet (1873), représenté ci-dessus, mais il y en a bien d’autres ! Ce thème était apprécié des impressionnistes à la fin du XIXe siècle, sans doute pour l’intérêt que pouvait présenter le traitement de ces touches très colorées dans un paysage.
Regardez dans
les exemples suivants de quelle manière chaque peintre traite la représentation des
fleurs de coquelicot : simple coup de pinceau rouge vif, contour plus détaillé,
effet de masse, forme plus ou moins stylisée… Laquelle préférez-vous ?
Vu de France :




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